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POURQUOI NE PAS SE QUESTIONNER?

Mise à jour sur le site; 29 septembre 2006 à 12:54  
 
Chers amis, frères et soeurs de sang "africain". 
 
Dans notre partage quotidien, en ce qui concerne nos liens sociaux, nous disons communément les montagnes ne se croisent jamais, seuls les hommes se croisent. Cette assertion semble se justifier lorsque nous savons qu'entre deux montagnes s'interpose une vallée et quand il y a écroulement ou éboulement, un côté s'élève et l'autre s'affaisse ou se rétrécie. Mais quel rapport avec ce petit message que je vous adresse? C'est que j'ai remarqué comme vous aussi, que malgré les distances qui nous séparent très souvent ou malgré la durée qui marque l'éloignement d'une personne par rapport à l'autre, on finit toujours, un de ces quatre matins, à se rencontrer. Mon inquiétude est celle-ci: Avons-nous souvent pensé à faire une rétrospective sur notre passé? Avons-nous souvent pensé à faire un bilan? Et que projetons-nous dans l'avenir? Et si par moment nous y avions pensé, quel sort réservions-nous pour notre pays, notre sous-région, notre continent.  
 
Nous nous sommes rencontrés à plus d'une fois parfois dans nos élans d'amitié, de correspondance, d'amour, de partage et de communion. Nous avons assez débattu et parfois nous avons mal fini. Mais cela n'a pas empêché que le lendemain nous nous regardions dans les yeux ou dans la même direction comme le dit St Exupéry. Sauf que je m'interroge… Qu'avons-nous fait de ce débat, comment allions-nous procéder dans nos conclusions? Etais-ce fugace ou apparent? Etais-ce une partie d'amusement ou d'intéressement? Autant d'interrogations que je me suis faites et que j'ai pensé qu'il était utile que je les partage avec vous. Nous avons ensemble, et cela personne ne me le nierait, plus d'un voyage hors de nos frontières nationales pour les causes qui minent notre continent. Nous avons parfois usé de nos propres ressources pour faire ce déplacement et parfois, nous avions été pris en charge par ceux qui nous invitaient. Nous avons souvent profité de l'occasion pour saper les chantiers de nos aînés ou de nos pairs. Nous les avons souvent pris en partie, responsables des malheurs de nos peuples. Nous avons implicitement ou ouvertement versé de l'acide chlorhydrique sur les chantiers des organisations dites internationales (ONU, UA, UE, FMI, BM, UNICEF, G8… etc.) et que sais-je encore. Nous avons pris des notes, écrit des rapports souvent pour nos structures, souvent pour nos pays pour dire ce que nous avons été faire. Nous avons-nous avons, nous avons…  
 
Des défis de l'heure et des défis auxquels nous allions apporter notre contribution pour son épanouissement, ils étaient nombreux:  
- Pauvreté, 
- L'émigration&l'Immigration  
- Démocratie et mal gouvernance, 
- Santé&Sida… 
- Religion&humanitaire  
- Culture&Civilisation 
- Communication&Information 
- Jeunesse&emploi 
- Etc.…  
 
Des sommes inouïes ont été consacrées à leur élaboration. Et l'autre point d'interrogation, c'est: Où sont passés le suivi? Où sont passés les rapports? Où sont passés les participants de ces rencontres?  
 
L'Afrique notre "Afrique" (Katiopia) souffre toujours et souffre encore.  
 
(1) La honte éhontée des caravanes migratoires vers l'occident par la mer, le désert à travers les forêts équatoriales. Et en partie, nos amis, nos camarades de tous les jours, nos cousins… 
 
(2) Les grincements de conflits à l'Ouest du Soudan, le "marionnettage" de nos frères de tous les jours par les abuseurs de nos biens naturels; l'ironie informationnelle des medias d'outre mer; l'absence de l'efficacité de nos medias dans le soutien de la vrai communication informative, 
 
(3) Le tripotage des politiques coloniales en Afrique, 
 
(4) Le déchet toxique en Côte-d'Ivoire, la mort de nos cousins et l'incapacité d'un pays ou de nos réseaux à retenir le navire polluant si bien que c'est un autre réseau de l'outre mer qui le fait à notre place; le ballet festif d'une courtoisie diplomatique à double tranchant au Sénégal,  
 
(5) Le mirage de la jeunesse que nous sommes, je veux dire notre absence… notre parole, notre incapacité à faire ou à proposer quelque chose dans les moments attendus… 
 
(6) La guerre que nous menons entre nous-mêmes pour la recherche du pouvoir… la haine qui nous anime… la pauvreté qui nous hante… la fatalité qui est le leitmotiv de notre survie de tous les jours (Ah! C'est la volonté de Dieu… Ah! Dieu va nous aider un jour…) tout le châtiment linguistique d'une divinité qui nous regarde du haut… 
 
(7) L'absence de la révolution et l'absence du regard vers une perspective révolutionnaire… l'inertie dans l'action et l'engagement dans le chanvre d'une "33" Export, d'une Guinness, d'une MUTZIG, d'un Johnny Walker, London et que sais-je encore…  
 
(8) Et, et …. Etc.  
 
Je me demande comment sortir dans cette logique lorsque nous nous égarons après nos rencontres; Quelles sciences, quelles stratégies, quelles découvertes, quels pragmatismes avons-nous réalisés? Quelles visions avons-nous élaborées? Quels possibles sommes-nous capables de faire?  
 
Chers amis, frères et soeurs de sang "africain". 
 
Excusez-moi du peu! J'ai longtemps pensé que je ne valais rien… J'ai aussi longtemps compris que je ne pouvais rien… seulement j'ai dit, je pouvais profiter de mes interrogations problématiques pour susciter en certains des nôtres, un talent nouveau.  
 
Chers amis, camarades journalistes, étudiants, leaders de jeunes, médecins, fonctionnaires nationaux et internationaux, débrouillards comme moi, n'avons-nous pas aussi le droit de créer, de penser, de nous imposer, de révolutionner même étant au sein de ces structures qui nous brouillent les cartes, qui nous inhibent l'esprit et qui nous endorment…  
 
Chers amis et camarades des réseaux SJA, UA, UMOA, SADC, RAPAD/CEMAC, UPJ, etc., allons-nous continuer seulement à nous retrouver lors des fora et des séminaires afin de résoudre ce que nous pouvions par synergie, le faire? Est-ce que nous nous culpabilisons parfois de faire dépenser nos institutions, de finir les moyens des contribuables dont nous faisons aussi partie, juste pour une rencontre qui rentrera dans nos CV? Quelles études nous faisons de tout cela… Quelles stratégies nous menons pour sortir L'AFRIQUE/KATIOPIA de l'impasse actuelle?  
 
 
"Jeunesse africaine, unissons-nous! Pas d'Afrique, sans intégration totale! Non, aux barrières territoriales car lorsque nous aurions acquis notre indépendance totale et dépassé les barrières territoriales qui nous divisent, nous Africains, ça serait un grand retour à la patrie de nos ancêtres". 
 
Gilbert Rocheteau, 
MDPR/Afrique.  
 

 

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Modifié en dernier lieu le 29.09.2006
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